Né en Auvergne, c’est à l’université de Clermont-Ferrand que j’ai entrepris mes études de philosophie avant de passer une maîtrise sur l’esthétique du paradoxe à Toulouse et un DEA sur la logique du sens de Gilles Deleuze à Paris. J’ai enseigné dans le système secondaire français (le lycée) à Pont-à-Mousson (France), Montréal et Tunis. Actuellement, je donne une charge de cours en éthique à l’Université de Montréal, je travaille à temps partiel comme assistant au CREUM et je poursuis mon doctorat sous la direction de Christine Tappolet.
Mes recherches portent sur l’imagination en psychologie morale. Mon hypothèse de travail est que l’imagination permet d’expliquer une part importante de nos jugements moraux qu’ils soient de nature intuitive ou rationnelle. Dans cette optique, je m’intéresse notamment aux différents modèles psychologiques du jugement moral (Kohlberg, Haidt, Hauser) à la psychologie du raisonnement (en particulier à la théorie des modèles mentaux), aux expériences de pensées, aux biais et aux heuristiques morales ainsi qu’aux rapports entre littérature, fiction et éthique.
Je me demande par ailleurs si l’on peut tirer des conséquences normatives de cette hypothèse. L’imagination est-elle un indice d’irrationalité dans nos jugements morales ? Peut-on, au contraire, soutenir que le manque d’imagination constitue une entrave à une bonne délibération ? L’éducation morale devrait-elle tenir compte de la dimension imaginative du raisonnement ? Peut-on concevoir l’imagination comme une vertu ? Ces questions concernent le domaine assez peu étudié des normes délibératives : à quoi devrions-nous penser (ou ne pas penser) pour bien délibérer ?
Publication
"L’éthique minimale : une théorie excitante", recension de La liberté d’offenser de Ruwen Ogien, Spirale, 230, p.31-33, (Janvier/Février 2010).
"Une pensée peut-elle être mauvaise ?", Igitur, Vol. 1, n° 3, p. 1-17, mis en ligne le 13-12-2009.







